LOSC – RC Lens : Les Dogues rendent la monnaie de leur pièce aux Lensois

Crédit Photo : L'œil du Dogue / Antoine Blondeel

Le Nord est Lillois ! Dans une ambiance incandescente, les Dogues se sont vengés du dernier derby qui avait tourné au fiasco (3-0) en s’imposant sur le même score. Les Lillois peuvent donc savourer jusqu’au prochain derby et affirmer qu’ils sont les Rois du Nord. 

Alors que certains reviennent seulement de leurs sélections respectives, le LOSC, lui, s’apprête à jouer le match de sa saison : le derby du Nord. Ayant fini en beauté face à l’OM et face à Rennes avant la trêve, les Lillois devront impérativement bien la commencer face au rival lensois. Une victoire enverrait directement le LOSC sur la troisième marche du podium, en attendant les matchs de l’OL et de l’OM.

Pas de surprise

Pour ce derby, Bruno Genesio n’a ni fait de choix tactiques surprenants ni aligné de joueur inattendu. En effet, l’ancien coach de l’OL a opté pour une tactique (4-2-3-1) plus que connue par ses joueurs et a aligné exactement la même équipe que face à l’OM à l’exception du poste de latéral gauche. Exit Calvin Verdonk, Romain Perraud reprend sa place pour ce derby sous haute tension.

Une première mi-temps interminable

À Lille, les derbys ne se prennent pas à la légère. C’est donc naturellement que deux sublimes tifos géants sont apparus à l’entrée des vingt-deux acteurs. Souvent raillés pour leurs tifos, les Lillois semblaient cette fois-ci n’avoir eu aucun encombre avec leur apparition. Leur disparition fut, elle, plus laborieuse. La tribune latérale fut, en effet, privée des dix premières minutes du match car le tifo déployé ne voulait visiblement pas descendre. 

Cependant ce tifo ne fut pas le seul problème de cette première mi-temps. M. Letexier a dû arrêter par deux fois la rencontre. Une première fois pour manque de visibilité suite à des fumigènes et une seconde fois pour des chants jugés discriminatoires par l’officiel de ce match envers un certain Florian Thauvin et sa chère mère. 

Heureusement pour les amoureux du football nordiste, cette première mi-temps ne fut pas résumée à ces trois évènements. Le LOSC a tout simplement roulé sur le RC Lens. Avec un pressing étouffant et une maitrise du jeu notamment au milieu de terrain, le LOSC a été impitoyable avec son voisin. Cette domination fut concrétisée par Hákon Haraldsson (44e) qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets grâce à un magnifique travail de Pardo sur l’aile gauche. Le LOSC menait donc logiquement au moment de rentrer au vestiaire, après les neuf minutes de temps additionnel. 

Centre de Mathieu Udol… But de Félix Correia

Alors qu’on pouvait s’attendre à une révolte de la part des Artésiens au retour des vestiaires, celle-ci n’a jamais eu lieu. Ce sont les Lillois, entreprenants comme lors du premier acte, qui ont su profiter de l’approximation de Matthieu Udol. Félix Correia, très décrié par les suiveurs du LOSC, est venu faire le break (49e) suite à cette passe manquée du latéral Sang et Or. Afin de remettre l’église au milieu du village (de la région), Matias Fernandez-Pardo a inscrit le troisième but lillois sur pénalty (58e) pour la plus grande joie du peuple lillois. 

La fin du match fut, elle, caractérisée par de multiples chambrages envers les Lensois ainsi que par le retour de Benjamin André sur la pelouse du stade Pierre-Mauroy. Florian Thauvin n’a lui pas eu droit au même sort que Benjamin André, en sortant sous les huées de toute une ville. 

Mission accomplie pour les Lillois qui retrouvent leur couronne de Rois du Nord ainsi qu’une troisième place provisoire en attendant la confrontation entre l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco ainsi que celle opposant l’OL au SCO d’Angers.

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