À la veille de l’affrontement en terre angevine, Aïssa Mandi s’est présenté aux journalistes en conférence de presse. L’Algérien est revenu notamment sur la défaite face à l’Étoile Rouge de Belgrade.
Avec une seule victoire sur les dix derniers matchs, le LOSC est clairement dans le dur, que ce soit sur le plan mental ou physique. Aïssa Mandi affirme qu’ils ont retrouvé leurs forces : « On va avoir besoin de toutes nos forces mentales pour ce prochain match mais aussi physiques. Il ne faut pas occulter ça. Le physique a une grande importance sur le déroulement d’un match. On a fait un retour sur le match, on a aussi préparé le match d’Angers. On a bien récupéré et on est prêt pour demain. »
Il faut sauver le soldat Genesio
Avec le niveau footballistique et l’envie proposés par les siens face à l’Étoile Rouge de Belgrade, Bruno Genesio avait évoqué un potentiel abandon de ses joueurs envers lui. L’expérimenté défenseur central lui a témoigné le soutien du groupe entier : « Bien sûr qu’on est avec le coach. C’est sûr que la prestation n’était pas au niveau. C’est normal que le coach pense des choses comme ça. On a pris une claque. On s’attendait pas à perdre car on avait l’ambition de gagner ce match-là. Ça montre qu’on est des compétiteurs et que chaque match on veut les gagner même si on est dans une situation compliquée. On était forcément très déçus et le coach en premier. Il n’y a pas de débat là-dessus, le groupe est à 100 % avec lui. Il n’y a pas de doute à avoir. »
Une lueur d'espoir
Malgré cette dynamique plus que négative, Aïssa Mandi essaye, lui, de sortir le positif de cette situation : « Je pense que ces derniers temps on a quand même eu des prestations où c’était plutôt abouti. Par exemple à Lyon, on a entre guillemets pas grand-chose à se reprocher. On donne tout, on est organisé, on a des occasions, eux très peu et on sort du match avec de la frustration. Mais c’est vrai que jeudi (face à l’Étoile Rouge), c’était vraiment pas un bon match. On le sait, on en est conscients, on s’est pas cachés derrière des excuses que ce soit Benji, le coach ou moi. Il faut l’assumer, on a pas été bons. On a le droit de tomber mais c’est la façon dont on se relève qui est la plus importante. Marseille a perdu hier, on est cinquième. Ça doit toujours être un objectif d’aller chercher ce qu’il y a au-dessus. »
Le défenseur du LOSC a tout de même rappelé qu’ils devaient être réalistes sur le plan comptable : « Après il faut flirter entre la confiance qu’on a en étant cinquième et la conscience de se dire qu’on est sur une mauvaise série. La ligne est très fine entre les deux. C’est notre job, on a un match très important demain face à une équipe qui est en forme et qui est pas loin de nous derrière. On regarde devant mais aussi ce qu’il se passe derrière. On veut stopper la série le plus rapidement possible et gagner le prochain match. »
Le travail encore et encore
N’ayant qu’un très court délai entre les deux rencontres, les Dogues n’ont pas de répit pour se remettre la tête à l’endroit. L’Algérien est lui factuel par rapport à cette situation : « On a pas le choix. Hier c’était lendemain de match, aujourd’hui c’est veille de match, on fait avec. Après, ça nous est arrivé pas mal de fois cette saison. Des fois ça nous a réussi, des fois un peu moins. Une bonne discussion vaut des fois mieux qu’un entraînement. On peut aussi régler des choses avec la parole. On discute énormément, on travaille énormément, on espère que ça va payer. »
L’Algérien a ensuite essayé de relativiser la série noire lilloise : « J’ai déjà connu bien pire que ça. J’ai déjà eu des séries comme ça mais en étant seizièmes. Ça change la donne. Tu risques de descendre, c’est encore une autre pression. Là on est encore cinquième grâce à la bonne première partie de saison qu’on a faite. Je ne crois qu’au travail et en la force collective. On est tous dans le même bateau, du joueur jusqu’au président. Il ne faut pas lâcher et on ne lâchera pas, j’en suis persuadé, je crois en ce groupe. »
Une remise en question collective et personnelle
Malgré cette mauvaise dynamique, le LOSC tient défensivement et n’encaisse que très peu de buts. Cependant en attaque, les Dogues sont à la peine. « J’ai beaucoup eu ce débat avec des journalistes algériens dans une période où, en Algérie, on prenait beaucoup de buts. J’ai toujours dit que quand on prend beaucoup de buts, c’est pas forcément la faute du gardien ou de la défense. C’est un travail collectif. À l’heure actuelle on est plus en inefficacité offensive mais c’est pareil, c’est pas que les attaquants. On doit tous se remettre en question, que ce soit le gardien ou l’attaquant. Il ne faut pas jeter la responsabilité aux autres. Je pense que quand tu te lèves le matin, il faut se regarder dans la glace et se dire ce qui ne va pas personnellement avant de parler des autres » Les Dogues doivent donc régler leurs problèmes au plus vite afin de stopper l’hémorragie qui sévit maintenant depuis bien trop longtemps.

