
Les Lillois qui rêvaient de se relancer face à Strasbourg ont sombré encore plus profondément. Humiliés, les Dogues se sont inclinés sur le score de 1-4. Retour sur le match de la honte.
Alors que le LOSC doit définitivement stopper l’hémorragie qui s’écoule depuis le changement d’année, les Strasbourgeois veulent eux recoller aux basques de leurs adversaires. Dans une bien meilleure forme, le Racing peut espérer aller chercher ce LOSC qui n’a plus perdu face aux Bleu et Blanc à domicile depuis octobre 2007.
Une défense à trois inattendue
Grand adepte d’une défense évoluant à quatre, Bruno Genesio a, face au Racing, changé ses plans et a opté pour trois défenseurs centraux dans l’axe. L’autre grand point phare de ce onze est l’absence du jeune Soriba Diaoune, plutôt performant sur ses dernières entrées, la jeune pépite lilloise devra attendre son heure au profit d’un Olivier Giroud nommé capitaine en l’absence de Benjamin André.

Un naufrage en seulement deux minutes
Alors que le peuple lillois a dès l’entame de cette rencontre affiché ses ambitions pour ce match, à savoir « onze guerriers sur le terrain », comme le disait une banderole déployée en tribune Nord, le LOSC a plutôt bien commencé ce choc face au Racing. Entreprenants dans des offensives mais trop maladroits dans les derniers gestes, les Lillois retombent dans leurs travers et encaissent donc le premier but de la rencontre à la 25ᵉ minute. Chancel Mbemba complètement à la rue sur l’action, Joaquin Panichelli en profite pour ajuster le portier lillois. Une minute plus tard, rebelote : le LOSC essuie un second but. Mais c’est cette fois-ci Enciso, l’auteur de ce second but strasbourgeois. En l’espace de deux minutes, les Bleu et Blanc ont refroidi les hommes de Bruno Genesio, méconnaissables en seconde partie de première mi-temps. Le public fut lui piqué à vif, et n’hésita pas à le faire savoir lors du retour des joueurs aux vestiaires avec une assourdissante bronca.
Le LOSC touche le fond... mais creuse encore !
Alors qu’on pouvait s’attendre à plusieurs changements à la pause, ce ne fut pas le cas au stade Pierre-Mauroy. Tout comme en première mi-temps, ce fut le LOSC qui attaqua en premier en ce début de période, mais dès que les Strasbourgeois, avec Godo en tête de proue, inscrivirent le troisième but peu avant l’heure de jeu, plus aucune envie lilloise ne fut trouvée dans l’enceinte du stade. Comme abattus, les Nordistes encaissèrent le quatrième but à la 72ᵉ minute, pendant que les DVE, eux, pour passer le temps, chantaient des comptines pour enfants. Malgré des changements tardifs et inefficaces, sauf peut-être celui du jeune Diaoune qui, à l’image de Mbappé et Bouaddi, en voulait un peu plus que les autres, le LOSC n’a jamais réussi à inverser la tendance. Dans les arrêts de jeu, Pardo vient sauver « l’honneur », si on peut vraiment appeler ça de l’honneur après la prestation livrée, et réduit le score à 1-4. Le LOSC avait touché le fond avec quatre défaites de suite, mais a tout de même décidé de continuer à creuser encore un peu plus hier soir face à Strasbourg. Une réaction et une remise en question ne doivent plus être une question, mais bel et bien une affirmation dans le camp lillois.

