
Le LOSC a affronté le PAOK Salonique, hier soir au stade Pierre Mauroy pour cette troisième journée d’Europa League et le match était complétement fou.
La dernière fois que le LOSC affrontait un club grec Ayyoub Bouaddi n’était pas encore né. En effet, la dernière rencontre entre les Dogues et un club hellénique remonte au 1er novembre 2006, le LOSC s’était incliné 1-0 à Athènes. Les Dogues restent sur deux victoires de suite en Europa League tandis que les Grecs du PAOK n’ont engrangé qu’un seul petit point sur leurs deux premiers matchs de coupe d’Europe. Les Lillois ne devraient pas avoir de problème face à cette équipe du PAOK…
Une équipe remaniée et déboussolée
Bruno Genesio a l’habitude en Coupe d’Europe de faire jouer des joueurs auxquels on ne s’y attendait pas, on pense notamment à Goffi face à Brann ou encore la titularisation de Touré la saison passée à l’Estadio Metropolitano face à l’Atlético. Mais pour affronter les Grecs, c’est avec un milieu composé de Benjamin André et Ugo Raghouber que les Lillois vont tenter de gagner la bataille du milieu de terrain ainsi que le match. Le LOSC débute sans Giroud et Harladsson préféré à Igamane et Sahraoui.

Alors que Grecs et Lillois donnaient de la voix dans les travées du stade Pierre Mauroy, la rencontre s’est très vite emballée. Et grâce à un Lillois, enfin ex-Lillois, Soualiho Meïté, le premier goal du match est inscrit. Meïté vient marquer son premier but dans l’antre des Dogues et donne l’avantage au PAOK après 18 minutes de jeu. Et il n’aura fallu attendre que cinq minutes supplémentaires pour voir le PAOK doubler la mise. Les Lillois sont sous alors l’eau, mais un homme ne veut pas la coulée du navire lillois, alors Matias Fernandez-Pardo fait parler son talent et prend la défense grecque de vitesse. Celui-ci est retenu par le maillot et s’effondre dans la surface, mais M. Dabanovic ne bronche pas et maintient sa position après vérification auprès de la VAR. Alors que les Lillois pouvaient possiblement réduire le score à 1-2 se voit encaisser un troisième but peu après cette phase litigieuse. Les Grecs mènent 0-3 à la pause. Les Dogues sont aux abois dans cette première période.
Un sursaut d'orgueil tardif
Après une première mi-temps déplorable, côté lillois, le LOSC doit se racheter. Et c’est Benjamin André, le capitaine lillois, qui vient sonner la révolte en inscrivant le premier but en faveur des Dogues. Sur un corner donné par Verdonk, André vient asséner le premier coup de la révolte lilloise grâce à une magnifique tête. À la 68ᵉ, Hamza Igamane donne de plus en plus de crédibilité à une remontada lilloise en marquant le second but lillois. Mais trois minutes plus tard, un pénalty est sifflé contre le LOSC, cependant Berke Özer, qui avait écœuré les attaquants romains sur pénalty, arrête la tentative grecque de Zivkovic qui trois minutes plus tard inscrit le quatrième but pour le PAOK. Mais ce match est tout simplement dingue et à la 78ᵉ, le LOSC peut y croire grâce à un homme, Hamza Igamane qui marque une nouvelle fois dans cette rencontre. Et alors que le bloc lillois pousse de plus en plus pour arracher le point du match nul, André marque dans les arrêts de jeu ce qui enflamme tout le stade Pierre Mauroy qui s’ éteint suite à l’annulation du but pour hors-jeu. Le LOSC s’incline 3-4 après un match et un scénario de folie.
Les Lillois pensaient manger un grec mais ce sont finalement fait muselés.

