C’est un 32ᵉ de finale serré que Lusitanos et Dogues nous ont proposé, mais ce sont bien les Nordistes qui se sont imposés sur le plus petit des scores possibles.
Après avoir fini en beauté en Ligue face à l’AJA au terme d’un match rocambolesque, les Lillois vont devoir affronter les Lusitanos avant de pouvoir savourer au goût de la trêve hivernale bien méritée. Malgré les trois divisions qui séparent les deux équipes, une victoire lilloise n’est pas encore assurée à cause d’un seul facteur : la magie de la Coupe de France.
Une défense atypique
Avec les suspensions de Ngoy et Perraud et le départ de Mandi pour la CAN, c’est une défense lilloise assez originale qu’a composée Genesio avec les moyens mis à disposition. Meunier occupera comme à son habitude le couloir droit de la défense tandis que son rival, Tiago Santos, sera basculé sur le flanc gauche. La charnière centrale sera composée de Goffi, jeune joueur du centre de formation et de Nabil Bentaleb, qui est lui milieu de profession et non défenseur. Malgré le retour d’Alexsandro dans le groupe, celui-ci ne débutera pas le match et commencera le match sur le banc lillois. Bodart fait lui son retour dans le onze lillois à l’occasion de ce 32ᵉ de finale de Coupe de France tout comme Bouaddi qui était suspendu face à l’AJA.

Une mi-temps pauvre en occasions
Malgré un pressing étouffant mis dès l’entame du match, les hommes de Bruno Genesio peinent à se procurer de véritables occasions. Entre une glissade à la 10ᵉ minute de Santos qui ne réceptionne donc pas le ballon et une abondance de déchets techniques, les Lillois ne peuvent pas vraiment espérer mieux dans cette première mi-temps. Viennent s’ajouter à cela des tentatives vaines de longs ballons qui n’arrivent jamais à destination, et vous obtenez une pâle copie présentée par le LOSC qui est dominé par un cruel manque de précision. Les Dogues retournent au vestiaire sur le score de 0-0 et doivent faire beaucoup mieux dans le jeu en seconde période pour espérer l’emporter sans passer par les tirs au but.
Un entrant décisif
La seconde période commença sur de meilleures bases que la précédente, à la 50ᵉ minute, Haraldsson donne l’avantage au LOSC en marquant d’une splendide enroulée du pied droit. Mais la joie fut de courte durée pour l’Islandais qui vit son but annulé pour une faute commise par Giroud antérieurement. Dix minutes plus tard, les Saint-Mauriens répondent avec une tête qui partait dans la direction des filets de Bodart, mais celui-ci le sauva in extremis sur sa ligne. Les Lillois peuvent remercier leur portier sur ce coup-là. Malgré une occasion franche pour les Lusitanos, c’est bel et bien le LOSC qui met la pression dans la surface adverse avec notamment une double occasion manquée pour les Dogues. Le club francilien est d’abord sauvé par son gardien sur une tentative de Mbappé et ensuite grâce à la barre qui renvoie la frappe d’Haraldsson alors que le but était ouvert, mais il n’y a pas le temps pour se lamenter car les hommes d’Hélder Esteves mènent une contre-attaque fulgurante mais qui n’aboutit pas grâce à une parade du portier belge. À la 80ᵉ, trois minutes après son entrée en jeu, Marius Broholm délivre les Dogues grâce à une frappe tentée depuis l’intérieur de la surface. Celle-ci est ensuite déviée par un défenseur adverse ce qui permet de tromper Regulus. Bodart et la défense lilloise mettront ensuite un verrou sur leur cage afin de préserver le score. Le LOSC se qualifie pour les seizièmes de finale de Coupe de France et finit l’année civile sur une victoire. Le prochain rendez-vous est le 3 janvier 2026, le LOSC recevra le Stade Rennais, concurrent aux places européennes.

