Au Vélodrome, la bouillonnante ambiance qui le caractérise bien d’habitude a été troquée par une climatisation venue du Nord. En effet, les Lillois ne sont pas venus seuls mais accompagnés de la froideur du Nord. Ces derniers repartent néanmoins avec les trois points de la cité phocéenne.
Alors que le LOSC panse seulement ses blessures de Birmingham, le calendrier lui impose de tout de suite remonter en selle. Face aux Lillois se dresseront les Olympiens d’Habib Beye, qui sont eux aussi en quête de précieux points dans la course à la Ligue des Champions. Les hommes de Bruno Genesio pourraient, en cas de succès, revenir à deux petites unités des Phocéens.
Changements défensifs
D’abord critiqué pour son approche défensive à Villa Park, Bruno Genesio s’était ensuite défendu et avait exprimé son sentiment concernant ces critiques en conférence de presse. Le technicien français a, ici, opté pour le retour d’une défense à quatre avec Verdonk en latéral gauche au profit de Perraud ainsi que Mandi au côté de Ngoy pour composer la charnière centrale. Meunier complète le quatuor et débutera dans son couloir droit.

Un match de catch
On s’attendait à un match musclé certes, mais pas à un match de catch. Dans cette première mi-temps, les coups bas et les blessures se sont succédé. Entre le découpage sur Greenwood lancé à pleine vitesse signé Calvin Verdonk et le KO subi par Özer suite à un duel avec Aubameyang, il n’y avait plus qu’à sortir le pop-corn pour se croire devant un vieux western. Cela a bien sûr eu des conséquences plus ou moins contraignantes. Suite à l’attentat de Verdonk après treize minutes de jeu sur l’attaquant anglais, une échauffourée s’est produite entre les joueurs des deux formations, ce qui a valu une pluie de cartons jaunes. Mais le pire était à venir. Mason Greenwood et Berke Özer ont dû, tous deux, céder leurs places suite à leurs duels respectifs.
Avec tout ça, on a failli oublier le match de football qui s’y est déroulé. Ethan Nwaneri, le remplaçant de Greenwood, ne l’a, lui, pas oublié. À quelques minutes du retour des vestiaires, l’ailier anglais bat Berke Özer d’une demi-volée et donne l’avantage aux Marseillais.
Un duo franco-belge pour sauver le LOSC
Au retour des vestiaires, les Lillois emmenés par Thomas Meunier (49e) ont rebattu les cartes. Avec une percée dans le couloir droit du latéral belge, le LOSC a su profiter d’un cafouillage dans la défense marseillaise pour revenir au marquoir par le biais de Thomas Meunier. Après cela, Matias Fernandez-Pardo a voulu suivre les traces de son coéquipier. Il a cru réussir avant que l’assistant de M. Bastien le signale hors-jeu quatre minutes après le premier but lillois.
Alors que le match pouvait tourner dans un sens comme dans l’autre, Bruno Genesio a retrouvé son talent pour effectuer des changements payants, qui était sa marque de fabrique la saison dernière. Olivier Giroud, rentré à la place de Félix Correia, à la 78e minute, double la mise pour le LOSC quelques minutes plus tard (86e). Buteur en début de période, Meunier s’est mué en passeur pour le champion du monde 2018. Geronimo Rulli n’a pu que constater les dégâts infligés par le duo franco-belge avec en premier ce superbe centre et ensuite cette tête filant tout droit dans son petit filet droit.
Le LOSC s’impose donc au Vélodrome et ne comptabilise plus que deux petites unités sur l’OM, actuel 3e de la Ligue 1. Les Dogues conservent donc leur 5e place et reviennent à égalité avec les Gones, qui se sont eux inclinés face aux Monégasques. La course à l’Europe est donc plus qu’à son paroxysme et bien malin celui qui peut dire qui obtiendra le gros lot. Réponse en fin de saison !

